Mardi 07 mai - 18h49

« Les trois principales qualités d’un futur gagnant ? La santé, le courage et l’intelligence », Milena Pappas

Après le succès de l’année dernière, les challenges PremiuMares sont de retour pour une seconde édition à GRANDPRIX CLASSIC Spring Break, GRANDPRIX CLASSIC Summer Tour et au LONGINES DEAUVILLE CLASSIC. Comment ça marche ? Toutes les épreuves Jeunes Chevaux offrent l’opportunité de cumuler des points afin de permettre aux deux cavaliers gagnants de remporter un voyage de 4 à 5 jours en Grèce offert par PremiuMares ! Milena Pappas, fondatrice de PremiuMares a accepté de répondre à quelques questions à propos de l’élevage.

 - « Les trois principales qualités d’un futur gagnant ? La santé, le courage et l’intelligence », Milena Pappas

GRANDPRIX : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’histoire de PremiuMares ? Comment avez-vous démarrer cette entreprise et pourquoi ?
Milena Pappas : « Fondé il y a environ 4 ans, PremiuMares, comme son nom l’indique, est dédié à l’élevage de chevaux d’excellence. Nous cherchons des juments avec d’excellentes origines et ayant eu du succès au plus haut niveau. Aujourd’hui, le saut d’obstacles est devenu très exigeant, surtout au plus haut niveau. PremiuMares cherche à élever des chevaux capables de faire face avec succès à ces exigences. Ce n’est pas une tâche facile. Nous apportons le plus grand soin et la plus grande attention à l’élevage de nos poulains. Mais le jeu en vaut la chandelle : voir un cheval réussir et faire plaisir à son cavalier est la plus grande récompense. Nous sommes aussi très vigilants concernant la santé de nos chevaux : nous faisons passer des radios à toutes les poulinières afin d’éviter toute prédisposition génétique.
L’équitation est plus qu’une passion, c’est un mode de vie. Pour bien en comprendre l’essence, il faut en voir toutes ses facettes. Et ça commence avec l’élevage ! PremiuMares est né de la passion pour la qualité et c’est ce que nous nous efforçons de réaliser et de donner à nos clients. Nous suivons le sport de près et nous nous demandons chaque jour : « Que demanderions-nous au meilleur cheval de compétition ? ». Et c’est précisément ce que nous cherchons à atteindre.
 
 GP : Quelle est la recette magique pour créer un bon jeune cheval ? Quelles sont les qualités recherchées ?
M.P. : « Chez PremiuMares, nous croyons que tout commence avec le bon choix de jument ! La mère et la lignée maternelle sont reconnues comme étant responsables jusqu’à 70% de l’ensemble génétique du poulain. A partir de là, il faut trouver le bon étalon. Un physique fort et sain, bien proportionné, avec un caractère courageux et un esprit intelligent, sont essentiels.Une jument de plus petite taille par exemple, sera mieux assortie à un étalon de plus grande taille. Mais il faut toujours tout regarder, de la taille d’un cheval à la forme des sabots ! La deuxième chose, c’est le caractère. Une jument très sensible sera mieux assortie à un étalon qui a plus de sang-froid.
Ensuite, garder les poulains et les jeunes en groupe aide à leur bon développement. Les poulains apprennent à construire leur caractère en interagissant les uns avec les autres, en s’affirmant, en apprenant à être indépendant et à « se battre » pour ce qu’ils veulent. De plus, ces interactions sont essentielles pour le développement des os, des tendons et la croissance physique en général.
La plupart des juments sont inséminées à 3 ans, à moins qu’elles ne soient pas prêtes. Il est d’ailleurs avéré qu’avoir un poulain est bénéfique pour la construction d’une jument. Après avoir eu un poulain, les juments commencent tranquillement leur carrière sportive. Il est important de ne pas commencer à entraîner et à monter un jeune cheval trop tôt dans son développement. Nous optons pour une longue et saine carrière pour nos chevaux, et nous préférons donc prendre notre temps et répondre aux besoins précis de chaque cheval ! Si je devais nommer les trois principales qualités d’un futur gagnant, ce serait : la santé, le courage et l’intelligence. La santé vous donnera une longue carrière ainsi qu’une grande endurance. La bravoure permettra au cheval d’atteindre son plein potentiel. Et l’intelligence est ce qui fait un gagnant ! »
 
GP : Où grandissent vos jeunes chevaux ? Comment fonctionne votre élevage, et pouvez-vous nous en dire plus sur votre équipe ?
M.P. : « Nos juments reproductrices sont principalement basées en Hollande. Nous produisons en moyenne 5 à 10 poulains par an. Nous gardons les pouliches, et les poulains sont vendus aux enchères ou par des ventes privées. Nous faisons faire en général aux pouliches un poulain avant de les envoyer principalement en Italie, où nous disposons d’une équipe de professionnels dévoués qui éduquent nos jeunes chevaux. Nos jeunes les plus expérimentés sont également envoyés en Suisse chez le cavalier Pius Schwizer et plus récemment en Allemagne aussi. Un bon élevage ne peut à lui seul garantir le succès d’un bon cheval. Cela dépend de plein d’autres personnes qui les entourent : les grooms, les vétérinaires, les maréchaux-ferrants et bien sûr le cavalier. Notre équipe d’experts est composée de professionnels ayant la même passion et les mêmes valeurs, ce qui fait la qualité de PremiuMares. »
 
GP : Comment faites-vous pour travailler, monter et gérer votre entreprise en même temps ?
M.P. : « La vie est une question d’équilibre. Mais c’est aussi suivre ses passions ! J’ai la chance d’avoir un travail que je considère comme un mode de vie. Tout comme les chevaux ! Donc, en soi, quand on aime ce qu’on fait, on trouve le chemin ! Je voyage beaucoup pour les deux, alors j’essaie de combiner (si possible) les deux. Il n’est pas rare que j’ai un vol pour la Chine ou le Japon, et sur le chemin du retour je m’arrête en Italie, en Belgique ou en France pour une compétition ! J’essaie aussi de combiner les deux en participant à des concours dans les villes où je peux aussi organiser des réunions de travail, comme à Anvers ou au LGCT de Monaco. Sinon, entre les concours, je travaille sur mon IPad et pendant les vols, je rattrape mon retard, que ce soit sur mon boulot ou sur ce qui se passe dans monde de l’équitation ! Quand on veut on peut comme on dit ! Ce n’est pas facile, mais ça vaut le coup ! »
 
GP : Quel est le meilleur événement auquel vous êtes allée ?
M.P. « Aujourd’hui, les événements sont de plus en plus impressionant, à tous les points de vue ! Les compétitions sont devenues bien plus qu’une compétition. Je ne suis pas sûre de pouvoir en choisir un seul. Au contraire, il y en a beaucoup, avec chacun ses singularités ! Le LGCT Saint-Tropez, ex Athina Onassis Horse Show, a une localisation unique. Avec son VIP incroyable, c’est bien plus qu’un concours, c’est une expérience ! Le LGCT de Rome en est un autre exemple. Certains des meilleurs chevaux et cavaliers du monde, dans l’ancienne ville de Rome… Avec PremiuMares, nous sommes très fiers d’être sponsors de ces deux événements.
 
GP : Pouvez-vous nous en dire plus sur le Challenge PremiuMares ? C’est la deuxième fois, vous étiez donc satisfait de la première édition et pourquoi ?
M.P. : « Nous sommes fiers avec PremiuMares de sponsoriser pour la deuxième année consécutive des concours jeunes chevaux. Il n’y a pas beaucoup de challenges pour les jeunes chevaux, et cette idée que nous avons développée avec GRANDPRIX est très séduisante pour nous ! Le Challenge PremiuMares aide les jeunes chevaux à acquérir de l’expérience dans différents lieux, dans deux endroits incroyables que sont Fontainebleau et Deauville, tout en faisant la promotion des futures stars de notre sport. Les jeunes chevaux sont l’avenir du sport. Ils représentent et reflètent la direction que prend le saut d’obstacles moderne et ce à quoi il ressemblera dans un futur proche.  »
 
GP : Pouvez-vous nous parler des meilleurs chevaux que vous avez en ce moment ?
M.P. « Nous sommes très fiers de tous nos chevaux, mais si nous devions en nommer quelques-uns, nous sommes certainement très heureux de posséder la jument superstar About a Dream. C’es une KWPN, née en 2009 de Clinton. Elle participe actuellement à des CSI5* avec beaucoup de succès, sous la selle du suisse Pius Schwizer. Pius, monte aussi notre talentueuse jument Cima di Castella B Z (par Come d’Api).
Nous possédons toujours Constance (KWPN de 2007 par Indoctro x Animo) qui a eu beaucoup de succès avec Jessica Mendoza, classée jusqu’en Grand Prix 1,60m. Malheureusement, la jument a souffert d’une blessure et se consacre maintenant à l’élevage. En ce qui concerne les plus jeunes, nous possédons, la jeune jument super talentueuse Toulanda degli Assi (2014 Toulon x Nababab de Reve) ainsi que Nuit de Reves PM (2018 Tangelo vd Zuuthoeve x Lancelot). Enfin, l’une de nos meilleures poulinières est Itousche vd Vosberg (2008 Kashmir van Schutterschoff x Clinton) qui est la petite-fille de Cylana, la partenaire olympique de Reed Kessler en 2012.
 
GP : Comment voyez-vous l’entreprise aller de l’avant ?
M.P. : « PremiuMares est basée sur deux vocations : tout d’abord, il s’agit d’un programme très sélectif de juments qui sont uniques, tant grâce à leur carrière sportive qu’à leurs qualités de reproductrice. Et notre objectif est de les faire reproduire et de les amener ensuite dans le sport, avec le plus grand soin. Ceci nous amène à notre deuxième vocation : nous nous efforçons de produire des chevaux d’obstacle modernes qui auront à la fois les capacités requises pour ce sport de plus en plus exigeant, mais qui auront aussi une carrière sur le long terme. Pour y parvenir, vous avez besoin d’une bonne santé et que toute l’équipe prenne son temps et « écoute » les besoins individuels de chaque cheval. Les chevaux sont des athlètes, et nous devons se souvenir de ça ! »
 
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de PremiuMares.
Suivez également PremiuMares sur leur page Facebook & Instagram.

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